interview BIP TV - juin 2014

Le 4 juin 2014, Eliane Aubert-Colombani était l'invitée de Kaléidoscope, l'émission culturelle de BIP TV.

Voici la transcription de l'essentiel de la conversation.

 

Éliane Aubert-Colombani sur BIP TV à l'émission culturelle KALEIDOSCOPE de Sarah Benhassen.

 

Sarah Benhassen : Deux actualités pour vous Eliane, deux livres qui viennent tout juste de sortir. Parlons du permier Le Doctorant. Racontez-nous un peu cette curieuse histoire qui se passe en partie en Corse.

Éliane Aubert-Colombani : Le premier roman, car ce même ouvrage en contient deux, Le Doctorant m'a été inspiré à l'époque où j'ai publié le Journal d'un collabo en 1984. Il se trouve que ce livre a été étudié à l'université de Francfort ce qui m'a valu de recevoir des lettres d'étudiants allemands. À la suite, j'ai imaginé une histoire où, rajeunie par mes soins, je me trouve en Corse et je reçois un doctorant de Francfort qui s'avère être un dangeureux schizophrène néo-nazi. L'atmpsphère devient vite bizarre vers une fin tragique.

Sarah Benhassen : La Corse on sait que vous y êtes attachée.

Éliane Aubert-Colombani : Oui, par une moitié de moi-même.

Sarah Benhassen : Parlons de La Perdrière maintenant.

Éliane Aubert-Colombani : C'est mon premier roman publié. Une sorte de biographie romancée hormis l'histoire d'amour. Durant la seconde guerre mondiale j'étais en Touraine. Je suis née en 1934 donc en 1942-43, je n'avais pas encore de petit ami. Par contre, j'ai vécu tout ce que je raconte dans ce livre. J'ai été très heureuse en Touraine à cette époque. D'ailleurs je parle le patois tourangeaux alors que je ne parle pas le corse.

Sarah Benhassen : C'est donc une réédition. Je crois qu'à l'époque ce livre vous avez valu un prix.

Éliane Aubert-Colombani : Exact ! Le prix Guy Vanhor, reçu des mains de Georges Lubin, ce dont je suis très fière.

Sarah Benhassen : Rappelons Eliane que vous étiez professeur de lettres et qu'écrire est pour vous une passion.

Éliane Aubert-Colombani : C'est une passion... oui. J'ai toujours écrit. Jeune, un peu comme beaucoup, des poèmes, puis des romans, alors là, un peu plus sérieusement. J'étais prof en région parisienne, à Gennevilliers. Je l'ai été trente ans durant avec des élèves aux 2/3 maghrébins avec lesquels j'ai eu des rapports formidables, très chaleureux. J'ai vécu des moments de vie et de partage formidables avec cette communauté. D'ailleurs dans Zia Vito, le roman qui suit Le Doctorant, certaines scènes se passent à Gennevilliers.

Sarah Benhassen : Effectivement, dans Zia Vito vous parlez beaucoup de cette communauté.

Éliane Aubert-Colombani : Oui, des rapports très chauds que j'ai eu avec eux. Je n'interpelle pas mes souvenirs de prof dans ce texte mais je décrit un jeune maghrébin victime d'un sadique.

Sarah Benhassen : Souvent vos histoires sont "difficiles". Il y a un côté sombre.

Éliane Aubert-Colombani : Malheureusement, l'humanité le possède ce côé sombre. Ce qui m'interesse, en l'occurence, c'est de deviner ce qu'il y a dans la tête des gens.

Sarah Benhassen : Vous avez des projets ?

Éliane Aubert-Colombani : Un roman du terroir qui vient d'être retenu chez CPE. Actuellement je termine une nouvelle.

Sarah Benhassen : J'insiste, une fois encore, car nous avons le plaisir de vous recevoir régulièrement, auprès des lecteurs, pour qu'ils découvrent vos univers. C'est toujours une joie de vous avoir sur ce plateau. Prenons,d'ors et déjà rendez-vous pour la sortie de votre prochain roman.

Éliane Aubert-Colombani : Volontiers. C'est un plaisir partagé. Je vous remercie. À bientôt.

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