entretien du 24 avril 2008

La rédaction : Après la sortie de ton livre L’appel de l’Île, tu as reçu plusieurs courriers de tes anciens élèves. C’est étonnant ?

 

Éliane : Oui et non… Samrta, Céline, Myriam, tous mes élèves de Gennevilliers ont été entraînés à la création poétique. Certains avec bonheur. J’aime particulièrement  Lettre au troisième homme de Céline Commergnat dont j'aimerai citer ici un fragment :

 

Cher monsieur,

 Je me suis sauvée à vos côtés

 Tout nous sépare

 Une place oblique et creuse, une huître mouvante de Sienne

 Vos calmes insistances pour mes silences d’effroi,

 Il y a entre vous et moi, c’et amusant, un continent

 Et je vois qu’il pleut encore  de longues traînées de bile noire sur vos carreaux

  

Vous êtes toujours ici, et moi, toujours d’ailleurs,

 Il y a votre infinie clarté, illusion de rationalité

 Mes incroyances et doutes confus

 J’entends de loin en loin, mes mots sans suite, se choquent désespérés

 S’étouffent là, nus, sur votre table…

 

 

 

 

 

 

 

 

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